Good vibrations…

Musique et blablas d’un discothécaire…

The Beatles-Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967) avril 9, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 9:30
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Sgt Pepper redim

Vous avez vu le nom du groupe, lu le titre de l’album? Qu’est ce que vous voulez que je vous dise alors? Tout a déjà été dit, écrit, redit, reécrit, etc…depuis l’acte de naissance de cet objet surréaliste, il y a 41 ans! C’est LE disque qui a tout changé dans l’histoire de la musique populaire. On en finirait pas d’établir la liste de tout ce que cet opus a modifié dans les comportements musicaux ultérieurs, de toutes les vocations artistiques qu’il a suscité (tous genres confondus), de toutes les innovations technologiques qu’il a contribué à apporter, des changements radicaux du rapport à l’album qu’il a construit. On a même parlé de premier concept-album de l’histoire de la musique alors que ça n’était pas l’intention des Beatles. Ce disque va définitivement abattre psychologiquement Brian Wilson (Beach Boys) qui renoncera à créer son chef-d’oeuvre Smile. A cette époque Paul McCartney vit à Londres et fréquente assidûment les milieux artistiques underground de la capitale Londonienne, il aura l’idée de mélanger toutes ces influences à cette conception populaire de la musique qui a toujours fait la force des Beatles et marqué définitivement leur différence. En 1967, sur la lancée du single hautement psychédélique et novateur Strawberry Fields Forever/Penny Lane, signé Lennon pour le premier titre et McCartney pour le second, il va devenir le maître d’oeuvre de cet himalaya de la musique pop qui verront les Beatles dissoudrent jusqu’à leur indentité sous le nom de cet orchestre fantasque et lumineux : Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band (L’Orchestre des coeurs solitaires du Sergent Poivre!).

On pourra l’écouter des heures et des heures sans limites, on ne retrouvera jamais, 41 ans plus tard les sensations exceptionnelles qui furent celles des premiers auditeurs en 1967…dire qu’il fit l’effet d’un coup de tonnerre est un doux euphémisme!!

Il n’en reste pas moins aujourd’hui, l’écoute de ces chefs d’oeuvres intemporels que sont Lucy in the Sky With Diamonds, She’s Leaving Home, When I’m 64, Getting Better, Sgt Peppers, l’immortel With a Little Help from My Friends chanté par Ringo et le sublime A day in the Life, entre autres…

Il faudrait des heures et des heures pour parler dans le détail de toutes les étapes fantastiques de la création de cet album et de son inénarable pochette aux multiples personnages, qui, à elle seule, a fait couler des tonnes d’encre…

Un excellent dossier à lire sur Yellow-Sub

 

The Beatles-Revolver (1966) mars 27, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 2:07
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Revolver pochette

Comme on passe devant la tour Eiffel sans la voir, on écoute Revolver comme s’il avait toujours fait partie de la famille. Et pourtant…quelle histoire!

Il y a 42 ans, les Beatles enregistrent ce chef d’oeuvre de la musique populaire, peut être LE chef d’oeuvre. Du jamais entendu jusqu’alors! John, Paul, George et Ringo ont ingurgité toutes leurs influences et rentrent en studio pour produire ce Revolver qui ouvrira grand les portes de la musique pop-rock à suivre. Le style remarquable de cet album c’est qu’il n’en a pas…et pourtant tous les titres s’enchaînent avec une logique implacable, tous differents mais tous clairement identifiables. Des influences soul d’un Taxman (signé Harrison) au Got to get you into my life de McCartney avec ses cuivres étincellants, de la ballade la plus subtile « Eleanor Rigby » et ses cordes fièvreuses aux premieres notes de sitar jamais enregistrées sur un disque pop « Love you to », de la gaudriole bon enfant d’un « Yellow submarine » au premier chef d’oeuvre psychédélique sorti de l’imagination fertile d’un grand Lennon « Tomorrow never knows », Revolver est peut-être le plus grand disque des Beatles.

La basse de Paul ronronne comme jamais, les guitares de John et George sonnent au mieux de leur forme, Ringo a trouvé l’équilibre d’un jeu inimitable qui fait sa spécificité.
Les voix, toujours impeccables, s’alternent parfaitement dans les leads.

La production de George Martin est remarquable, 42 ans plus tard et sans remasterisation l’album sonne comme s’il avait été enregistré la veille (…au pire l’avant-veille…)

Cet opus est lumineux, positif, intemporel et vivifiant.

Nous sommes en 1966…les Beatles sont au sommet de leur gloire, ils ont trouvé la recette et vont l’appliquer encore…