Good vibrations…

Musique et blablas d’un discothécaire…

Creedence Clearwater Revival-Willy and the Poor Boys (1969) avril 9, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 9:50
Tags: , , , ,

CCR

Ce groupe au nom à rallonge, est l’un des plus brillants représentants du courant rock US de la fin des sixties.
Sous la houlette de son leader John Fogerty, auteur-compositeur-interprète de talent à la voix rocailleuse, il a marqué la musique populaire de quelques titres fondamentaux dont Proud Mary (repris avec brio par Ike & Tina Turner à la même époque), Green River ou Bad Moon Rising ne sont pas des moindres.
En 1969 CCR publie cet excellent « Willy and the Poor Boys » aux couleurs musicales métissées du sud américain et de la soul avec laquelle Fogerty aime à fricoter, témoin le sublime Feelin’ Blue sur l’album.
On y trouve également des couleurs rockabilly (Don’t look now), deux reprises sublimes de traditionnels américains (Midnight Special, Cotton fields), un excellent instru à la « planche à laver » (Poorboy Shuffle), le tubesque Down in the Corner et le non moins tubesque « Fortunate Son », hymne rock rageur popularisé en France par notre Johnny national : « Mais pas moi non pas moi Je suis le fils de personne… »

Ce disque est un pur moment de VRAI bonheur!

Publicités
 

The Beatles-Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 9:30
Tags: , , , , ,

Sgt Pepper redim

Vous avez vu le nom du groupe, lu le titre de l’album? Qu’est ce que vous voulez que je vous dise alors? Tout a déjà été dit, écrit, redit, reécrit, etc…depuis l’acte de naissance de cet objet surréaliste, il y a 41 ans! C’est LE disque qui a tout changé dans l’histoire de la musique populaire. On en finirait pas d’établir la liste de tout ce que cet opus a modifié dans les comportements musicaux ultérieurs, de toutes les vocations artistiques qu’il a suscité (tous genres confondus), de toutes les innovations technologiques qu’il a contribué à apporter, des changements radicaux du rapport à l’album qu’il a construit. On a même parlé de premier concept-album de l’histoire de la musique alors que ça n’était pas l’intention des Beatles. Ce disque va définitivement abattre psychologiquement Brian Wilson (Beach Boys) qui renoncera à créer son chef-d’oeuvre Smile. A cette époque Paul McCartney vit à Londres et fréquente assidûment les milieux artistiques underground de la capitale Londonienne, il aura l’idée de mélanger toutes ces influences à cette conception populaire de la musique qui a toujours fait la force des Beatles et marqué définitivement leur différence. En 1967, sur la lancée du single hautement psychédélique et novateur Strawberry Fields Forever/Penny Lane, signé Lennon pour le premier titre et McCartney pour le second, il va devenir le maître d’oeuvre de cet himalaya de la musique pop qui verront les Beatles dissoudrent jusqu’à leur indentité sous le nom de cet orchestre fantasque et lumineux : Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band (L’Orchestre des coeurs solitaires du Sergent Poivre!).

On pourra l’écouter des heures et des heures sans limites, on ne retrouvera jamais, 41 ans plus tard les sensations exceptionnelles qui furent celles des premiers auditeurs en 1967…dire qu’il fit l’effet d’un coup de tonnerre est un doux euphémisme!!

Il n’en reste pas moins aujourd’hui, l’écoute de ces chefs d’oeuvres intemporels que sont Lucy in the Sky With Diamonds, She’s Leaving Home, When I’m 64, Getting Better, Sgt Peppers, l’immortel With a Little Help from My Friends chanté par Ringo et le sublime A day in the Life, entre autres…

Il faudrait des heures et des heures pour parler dans le détail de toutes les étapes fantastiques de la création de cet album et de son inénarable pochette aux multiples personnages, qui, à elle seule, a fait couler des tonnes d’encre…

Un excellent dossier à lire sur Yellow-Sub

 

Michel Polnareff-Les premières années avril 5, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 1:15
Tags: , , , , ,

Polnareff compile

Là je ne vais carrément pas faire dans le détail puisque de toute manière il s’agit de la deuxième moitié de ma « Bible » personnelle, la première étant liverpuldienne et quadriforme…

Polna a changé la chanson française définitivement (…mais n’a pas encore été assez suivi à mon gôut…) en lui donnant une autre dimension, en accordant une place privilégiée à la mélodie, en mettant en avant des arrangements novateurs. Il l’a extirpée des arrangements « plan-plan », mélangé les genres, mélangé les langues, remis la musique au centre du sujet…et quelle musique! Qui, en France aujourd’hui peut se vanter d’un tel palmares : Love me please love me, La poupée qui fait non, Sous quelle étoile suis-je né?, Le bal des Laze, Ame câline, Qui a tué grand-maman?, L’oiseau de nuit, Time will tell, La mouche…et j’en passe et des meilleures. C’est une litanie de titres qu’on pourrait égrener ici et dont cette compilation parfaite en tout point se fait l’excellent témoin.

Entre 1966 et 1974, Polnareff a dominé le monde musical de l’hexagone, parce qu’il a su avec plus de talent que les autres incarner le syncrétisme parfait entre la pop d’influence anglo-saxonne et la variété française.

D’aucun s’étonnent encore de son retour en force en 2007 sans aucun titre nouveau pour une tournée monumentale qui l’a conduit devant des salles combles et des millions de spectateurs dont beaucoup n’étaient même pas nés quand il a fait ses deniers concerts en France en 1972. Peut-on vraiment s’en étonner?…où bien n’a t’on pas encore saisi qu’il y avait peut-être un gros, gros soucis au niveau de la relève…

 

The Kinks-Are the Village green preservation society (1968) avril 3, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 12:19
Tags: , , , ,

Pochette Kinks

Quand on parle des Kinks, revient inlassablement le riff immortel de « You really got me » et l’image d’un groupe de rock des années 60 dont ce titre serait la principale signature…Catastrophe des catastrophes! Erreur parmi les les erreurs! Les Kinks sont un des groupes majeurs de la pop music et ils ont produit des albums et des single fabuleux gavés de mélodies brillantes et subtiles sous la houlette de leur leader Ray Davies, l’un des plus grands songwriter de la musique moderne. Mais ils n’ont pas eu le même succés que d’autres…Et en premier lieu ce disque hors-normes, hors-modes paru en 1968, en décalage avec la période psychédélique. De la pop anglaise parfaite aux mélodies imparables et aux arrangements raffinés. »Village green », « Phenomenal cat », « Sitting by the Riverside » nous plonge vers un ailleurs intemporel, une Angleterre désuete et fantasmagorique, tout un univers sorti de l’imagination de Ray qui s’est donné un malin plaisir à enfiler ces perles précieuses.

A découvrir ou redécouvrir d’urgence!

 

The Beach Boys-Pet sounds (1966) avril 2, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 9:25
Tags: , , , , ,

Pochette Pet Sounds

Pour ceux qui l’ignorent peut-être, les Beach Boys furent bien plus qu’un simple groupe de surf music et s’il fallait encore en apporter la preuve alors il suffirait d’écouter et de réecouter inlassablement cet album magique paru en 1966 qui figure encore aujourd’hui au panthéon des chefs-d’oeuvres absolus de la pop music.

Brian Wilson, compositeur majeur du 20ème siècle, génie s’il en est, écoute Revolver des Beatles en 1966 et veut faire mieux encore! La réponse est affaire de gôut et pour le moins subjective… Ce qui est sûr c’est le résultat somptueux du bouillonnement de cette fièvre créatrice. Les Beach Boys tutoient les Dieux dans cet opus où les voix sont plus complexes et sublimes qu’elles ne l’ont jamais été dans un disque de pop music et où les mélodies atteignent un degré de raffinement qui fait exploser le cadre traditionnel de la chanson (« God only knows », « I know there’s an answer », « Wouldn’t it be nice »…).

Aprés cet album, les Beach Boys vont sortir le single le plus phénoménal de la pop music, une mini-symphonie dans une mélodie de poche, « Good vibrations » et le monde ne sera jamais plus le même, il tourne toujours mais dans ces quelques mots…

…Gotta keep those lovin’ good vibrations a-happenin’ with her …

 

The Beatles-Revolver (1966) mars 27, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 2:07
Tags: , , , , ,

 

Revolver pochette

Comme on passe devant la tour Eiffel sans la voir, on écoute Revolver comme s’il avait toujours fait partie de la famille. Et pourtant…quelle histoire!

Il y a 42 ans, les Beatles enregistrent ce chef d’oeuvre de la musique populaire, peut être LE chef d’oeuvre. Du jamais entendu jusqu’alors! John, Paul, George et Ringo ont ingurgité toutes leurs influences et rentrent en studio pour produire ce Revolver qui ouvrira grand les portes de la musique pop-rock à suivre. Le style remarquable de cet album c’est qu’il n’en a pas…et pourtant tous les titres s’enchaînent avec une logique implacable, tous differents mais tous clairement identifiables. Des influences soul d’un Taxman (signé Harrison) au Got to get you into my life de McCartney avec ses cuivres étincellants, de la ballade la plus subtile « Eleanor Rigby » et ses cordes fièvreuses aux premieres notes de sitar jamais enregistrées sur un disque pop « Love you to », de la gaudriole bon enfant d’un « Yellow submarine » au premier chef d’oeuvre psychédélique sorti de l’imagination fertile d’un grand Lennon « Tomorrow never knows », Revolver est peut-être le plus grand disque des Beatles.

La basse de Paul ronronne comme jamais, les guitares de John et George sonnent au mieux de leur forme, Ringo a trouvé l’équilibre d’un jeu inimitable qui fait sa spécificité.
Les voix, toujours impeccables, s’alternent parfaitement dans les leads.

La production de George Martin est remarquable, 42 ans plus tard et sans remasterisation l’album sonne comme s’il avait été enregistré la veille (…au pire l’avant-veille…)

Cet opus est lumineux, positif, intemporel et vivifiant.

Nous sommes en 1966…les Beatles sont au sommet de leur gloire, ils ont trouvé la recette et vont l’appliquer encore…