Good vibrations…

Musique et blablas d’un discothécaire…

Johnny Hallyday (1969) mai 30, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 12:31

Non, Johnny n’a pas toujours chanté « Optic 2000 » ou Obispo (…soupir…)! Sa (longue) carrière fut émaillée de quelques moments de grâce musicale dont cet excellent album est un exemple flagrant.

Pur moment de rock psychédélique, ancré dans son époque, enregistré à Londres en présence notamment de Jimmy Page (Led Zeppelin) et Steve Marriott (Small Faces) avec Micky Jones (futur co-fondateur de Foreigner) et Tommy Brown aux commandes, ce disque est un véritable rouleau compresseur.

Il démarre sur un titre hallucinant (et halluciné) « Rivière…ouvre ton lit » aux paroles éthérées plaquées sur un véritable « mur sonore » de guitares électriques donnant d’emblée le ton d’un disque qui comporte certains morceaux de bravoure du répertoire hallydayen dont « Voyage au pays des vivants » et « Je suis né dans la rue » ne sont pas des moindres.

Si le son de l’ensemble n’est pas vraiment intemporel (puisque témoin de son époque), cet album est néanmoins si bien enregistré qu’il reste un monument incontournable de la musique pop-rock française, assez unique en son genre.

Du bon Johnny dans toute sa splendeur que l’on eût préférée durable…moins inconstante à tout le moins…

 

R.E.M-Automatic for the people (1993) avril 12, 2008

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REM automatic

On ne présente plus R.E.M, s’il reste encore quelques « institutions » dans le monde de la musique, le groupe d’Athens (Georgie) en est indubitablement. Au jour d’aujourd’hui, en 28 ans de carrière R.E.M a produit une belle palanquée d’albums dont le tout dernier « Accelerate » vient de sortir. Mais revenons quelques années plus tôt en 1993 le groupe sort son chef-d’oeuvre « Automatic for the people », son album le plus mélodique et certainement le plus intemporel. Le disque est plus posé que ces prédecesseurs, les arrangements sont plus subtils, voire carrément aériens (« Drive », « Everybody Hurts »), quelques envolées pop et incontournables (« Man on the moon », « The sidewinter sleeps tonight »)relèvent l’ensemble et l’allègent créant ainsi une osmose parfaite entre les tempos lents et rapides. C’est un album trés beau, au sens le plus noble du terme, trés travaillé mais nullement encombré, trés abouti dans sa démarche artistique. Un must!

 

David Bowie-Aladdin Sane (1973)

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Bowie aladdin

Ah…l’homme aux milles visages et aux milles musiques! En 1973 David Bowie se transforme en Aladdin Sane et propose au public l’un de ses plus grands albums. La grosse artillerie est sortie. L’album s’ouvre sur un « Watch that man » tonitruant, avant de basculer sur un « Aladdin Sane » déjanté au solo dissonant. Toute une palette de couleurs musicales parmi lesquelles on trouve également un « Drive in saturday » trés tubesque et sixtie, un ravageur et sublime « Jean Genie » ultra-tubesque, une reprise survitaminée du « Let’s spend the night together » des Stones ou le swinguant « Prettiest star ». Bowie se ballade d’un style à l’autre avec sa voix inimitable sur des mélodies brillantes aux arrangements originaux (comme souvent avec l’animal) et efficaces.

Pour ceux qui ne connaissent pas bien l’oeuvre du Thin White Duke, c’est une trés belle entrée en matière.

 

Creedence Clearwater Revival-Willy and the Poor Boys (1969) avril 9, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 9:50
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CCR

Ce groupe au nom à rallonge, est l’un des plus brillants représentants du courant rock US de la fin des sixties.
Sous la houlette de son leader John Fogerty, auteur-compositeur-interprète de talent à la voix rocailleuse, il a marqué la musique populaire de quelques titres fondamentaux dont Proud Mary (repris avec brio par Ike & Tina Turner à la même époque), Green River ou Bad Moon Rising ne sont pas des moindres.
En 1969 CCR publie cet excellent « Willy and the Poor Boys » aux couleurs musicales métissées du sud américain et de la soul avec laquelle Fogerty aime à fricoter, témoin le sublime Feelin’ Blue sur l’album.
On y trouve également des couleurs rockabilly (Don’t look now), deux reprises sublimes de traditionnels américains (Midnight Special, Cotton fields), un excellent instru à la « planche à laver » (Poorboy Shuffle), le tubesque Down in the Corner et le non moins tubesque « Fortunate Son », hymne rock rageur popularisé en France par notre Johnny national : « Mais pas moi non pas moi Je suis le fils de personne… »

Ce disque est un pur moment de VRAI bonheur!

 

The Beatles-Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

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Sgt Pepper redim

Vous avez vu le nom du groupe, lu le titre de l’album? Qu’est ce que vous voulez que je vous dise alors? Tout a déjà été dit, écrit, redit, reécrit, etc…depuis l’acte de naissance de cet objet surréaliste, il y a 41 ans! C’est LE disque qui a tout changé dans l’histoire de la musique populaire. On en finirait pas d’établir la liste de tout ce que cet opus a modifié dans les comportements musicaux ultérieurs, de toutes les vocations artistiques qu’il a suscité (tous genres confondus), de toutes les innovations technologiques qu’il a contribué à apporter, des changements radicaux du rapport à l’album qu’il a construit. On a même parlé de premier concept-album de l’histoire de la musique alors que ça n’était pas l’intention des Beatles. Ce disque va définitivement abattre psychologiquement Brian Wilson (Beach Boys) qui renoncera à créer son chef-d’oeuvre Smile. A cette époque Paul McCartney vit à Londres et fréquente assidûment les milieux artistiques underground de la capitale Londonienne, il aura l’idée de mélanger toutes ces influences à cette conception populaire de la musique qui a toujours fait la force des Beatles et marqué définitivement leur différence. En 1967, sur la lancée du single hautement psychédélique et novateur Strawberry Fields Forever/Penny Lane, signé Lennon pour le premier titre et McCartney pour le second, il va devenir le maître d’oeuvre de cet himalaya de la musique pop qui verront les Beatles dissoudrent jusqu’à leur indentité sous le nom de cet orchestre fantasque et lumineux : Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band (L’Orchestre des coeurs solitaires du Sergent Poivre!).

On pourra l’écouter des heures et des heures sans limites, on ne retrouvera jamais, 41 ans plus tard les sensations exceptionnelles qui furent celles des premiers auditeurs en 1967…dire qu’il fit l’effet d’un coup de tonnerre est un doux euphémisme!!

Il n’en reste pas moins aujourd’hui, l’écoute de ces chefs d’oeuvres intemporels que sont Lucy in the Sky With Diamonds, She’s Leaving Home, When I’m 64, Getting Better, Sgt Peppers, l’immortel With a Little Help from My Friends chanté par Ringo et le sublime A day in the Life, entre autres…

Il faudrait des heures et des heures pour parler dans le détail de toutes les étapes fantastiques de la création de cet album et de son inénarable pochette aux multiples personnages, qui, à elle seule, a fait couler des tonnes d’encre…

Un excellent dossier à lire sur Yellow-Sub

 

Fleetwood Mac-Fleetwood Mac (1975) avril 8, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 1:15
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FM 1975

Chaque chanson semble couler de la source de la précédente. L’alternance des styles de composition et des voix lead fonctionne impeccablement bien…Fleetwood Mac a trouvé la recette qui tue et ça va marcher à merveille…premier album du groupe à devenir n°1 aux US aprés 8 ans d’existence. Lindsey Buckingham, guitariste fantasque et compositeur génial ainsi que la brillante Stevie Nicks viennent de rejoindre le groupe et signent à eux seuls les principales pépites de l’opus : Monday morning, Rhiannon et le sublime Landslide. Une mention spéciale tout de même à l’extraordinaire Say you love me de Catherine McVie, autre titre phénoménal de l’album qui vous propulse immédiatement dans une bulle de bonne humeur !

Fleetwood Mac sort avec cet album de sa période « British blues » quelque peu fastidieuse, si chère aux puristes (…mais les puristes sont souvent trés ennuyeux…) pour rentrer dans l’univers brillant d’une pop intelligente et lumineuse.

Le groupe va recidiver, deux ans plus tard, en mieux encore!

 

Michel Polnareff-Les premières années avril 5, 2008

Filed under: Indispensables — elliottmusic @ 1:15
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Polnareff compile

Là je ne vais carrément pas faire dans le détail puisque de toute manière il s’agit de la deuxième moitié de ma « Bible » personnelle, la première étant liverpuldienne et quadriforme…

Polna a changé la chanson française définitivement (…mais n’a pas encore été assez suivi à mon gôut…) en lui donnant une autre dimension, en accordant une place privilégiée à la mélodie, en mettant en avant des arrangements novateurs. Il l’a extirpée des arrangements « plan-plan », mélangé les genres, mélangé les langues, remis la musique au centre du sujet…et quelle musique! Qui, en France aujourd’hui peut se vanter d’un tel palmares : Love me please love me, La poupée qui fait non, Sous quelle étoile suis-je né?, Le bal des Laze, Ame câline, Qui a tué grand-maman?, L’oiseau de nuit, Time will tell, La mouche…et j’en passe et des meilleures. C’est une litanie de titres qu’on pourrait égrener ici et dont cette compilation parfaite en tout point se fait l’excellent témoin.

Entre 1966 et 1974, Polnareff a dominé le monde musical de l’hexagone, parce qu’il a su avec plus de talent que les autres incarner le syncrétisme parfait entre la pop d’influence anglo-saxonne et la variété française.

D’aucun s’étonnent encore de son retour en force en 2007 sans aucun titre nouveau pour une tournée monumentale qui l’a conduit devant des salles combles et des millions de spectateurs dont beaucoup n’étaient même pas nés quand il a fait ses deniers concerts en France en 1972. Peut-on vraiment s’en étonner?…où bien n’a t’on pas encore saisi qu’il y avait peut-être un gros, gros soucis au niveau de la relève…